Non vi si pensa quanto sangue costa - Seuls les vivants créent le monde

Ostende (Le Touquet), la plage et la mer : contre l'alignement blanc des villas vient se blottir l'infiniment bleu, onde et azur. Entre les deux, multicolore, le tourbillon paisible d'une foule délassé, qui va et vient pour se voir, s'éprouver dans l'air clair et transparent, pour jouir de tout, l'azur et la mer, le luxe et la beauté, l'opulence et le repos. ... On empoigne le journal, on le feuillette, résistant face au vent, pour saisir les nouvelles. Les nouvelles seulement ! ... 

        Les autres ressentent-ils la même chose ? L'appel à cette heure, résonne-t-il en chacun aussi fortement ? La pesanteur du danger, la pression de la communauté sont-elles tous si puissamment impérieuses ? Il semble bien en être ainsi, car en deux ou trois jours, la plage se dépeuple. (Stefan Zweig, seuls les vivants créent le monde, 1er août 1914)

        " Forma e materia, congiunte e purette, usciro ad esser che non avia fallo come d'arco tricordo tre saette. E comme in vetro, in ambra o in cristallo raggio resplende si, che dal venire a l'esser tutto non è intervallo, cosi 'l triforme effetto del suo sire ne l'esser suo raggio insieme tutto sanza distinzïone in essordire. Concreato fu ordine e costrutto a le sustanze ; e quelle furon cima nel mondo in che puro atto fu produtto. ... 

        La prima luce, che tuta la raia, per tanti modi in essa si recepe, quanti son li splendori a chi s'appaia. Onde, péro che a l'atto che concepe segue l'affetto, d'amar la dolcezza diversamente in essa ferve et tepe. Vedi l'eccelso omai e la larghezza de l'etterno valor, poscia che tanti speculi fatti s'ha in che si spezza, uno manendo in sé come davanti ". (Dante Alighieri, DC, Paradiso XXIX 1308-1320)

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